Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 17:26
     J'ai beau déjà rêver de la prépa Littéraire... Tant que je n'ai pas mon bac je reste en Terminale L...
Mais remontons aux origines (on reconnait bien l'amatrice d'étymologie, d'anciennes civillisations, de généalogie et j'en passe ... enfin tout ce qui concerne la recherche des origines!)


     Mais comment ai-je atterri là au fait moi ? Il y a deux ans et demi, je ne savais même pas qu'à cette heure-ci, j'aurais passé mon bac L, encore moins que j'irais en prépa littéraire ...
Depuis que je suis à l'école, je n'ai jamais su ce que j'allais faire plus tard. Au collège, ont commencé les grandes questions de la filière à choisir au lycée. Aller en S ou en L ? Une S me tentait bien, je voulais même devenir professeur de SVT au collège. En seconde j'aimais plutôt les maths et les sciences bien même si elles étaient diffiles. D'un autre côté la L semblait être aussi une filière idéale: la philosophie ça avait l'air sympa mais c'était quoi ? Si je n'y arrivais pas, si c'était trop dur ? J'avais aussi d'autres motivations et après tout le français était ma matière préférée depuis toujours! Je lisais aussi beaucoup et je me souviens qu'au début du collège, je dévorais de nombreux livres au CDI. Enfin, j'avais des connaissances proches qui étaient en L également, qui m'ont un peu influencée. On nous avait aussi fait peur sur la S où l'exigence et le rythme de travail était encore plus accrus (ce qui avec le recul, m'a semblé plus ou moins faux.). J'ai finalement opté pour la L.

     Mes résultats aux conseils de classe n'ont pas tranché pas puisque mes notes en sciences étaient toutes plus élevées que celles dans les matières littéraires et j'ai tout de même été admise en L! Il faut dire que pendant les vacances de ma fin de seconde j'ai eu peur de regretter mon choix car la balance avait eu du mal à pencher entre L et S l'année précédente. Mais du jour de la rentrée à cette date, je n'ai jamais regretté mon choix.

     Deux professeurs m'ont le plus marqué. L'une de Français formidable qui m'a donné un réel intérêt pour la Littérature! J'espère retrouver un professeur aussi motivé que celui-ci quand je serai en prépa. Quoi qu'il en soit ce professeur reste un modèle pour l'enseignement de cette matière (et pourquoi pas dans les autres ?)
L'autre professeur est aussi celui (ou plutôt celle) de Latin que j'ai eu pendant trois ans, dont deux en Latin de Spécialité. Le Latin à vrai-dire, c'est une longue histoire. Mes parents ne m'avaient pas obligé à en faire mais j'avais été très curieuse de cette matière: j'aimais beaucoup les civillisations anciennes et on nou avait dit qu'une partie de l'enseignement du latin était consacrée à la civillisation. Pourtant au fil de ces trois années de collège, mon intérêt pour le Latin ne fut que décroissant. Je me suis perdue dans la grammaire et le nombre incalculable de leçons à apprendre par coeur, il y avait peu de mise en pratique. Ne parlons pas des quelques versions inutiles car les réponses volaient à travers la classe, et du peu de corrections. Et puis il y a eu les journées portes-ouvertes du lycée où était présenté le Latin en classe de Seconde.  Mon futur-professeur nous avait présenté l'option comme étant un renouveau dans l'apprentissage du latin : ce n'était pas que c'était moins dur mais l'enseignement était différent, plus complet, et il ne se résumait plus à du "par coeur", qui devenait secondaire. Et que dire de la passion qu'avait le professeur pour sa propre matière et qu'il nous communiquait ? Cette entrevue m'a convaincue, et je pense que sans ce professeur, jamais je n'aurais continué le Latin !

     Par la même occasion j'ai donc choisi de prendre Latin en option de spécialité (j'ai d'ailleurs failli être la seule !). Le choix a été facile (pour une fois!) car les deux autres options étaient Anglais de Spécialité (où il fallait apparemment un très bon niveau en Anglais, même si en vérité ce n'était pas si vrai : on va dire que c'était un peu l'option "poubelle" si on peut me pardonner l'expression ...) et l'autre était le théâtre, option que je n'avais pas suivie en seconde donc non-possible.



      Je ne sais plus d'où m'est venue l'idée d'aller en classe préparatoire ...
Peut-être de mon père qui ne voulait pas que j'aille en fac. Peut-être d'autres personnes. En tout cas je me souviens d'avoir beaucoup stressé pour mes notes pendant l'année de Première  (contrairement à mon année de Terminale d'ailleurs) car je voulais vraiment aller en prépa ! Au final cette année s'est bien passée niveau notes et commentaires des professeurs.

     Mais en début de Terminale, j'ai encore un peu hésité à aller en Fac : la prépa ce serait peut-être trop dur pour moi non? Oui j'ai envie d'apprendre, mais est-ce que j'aurai la force, le caractère ? Ca ne sera pas trop dur pour moi? Et mes problèmes de concentration, et puis faut dire que je suis un peu flemmarde... Ces questions n'ont finalement pas été un obstacle à ma décision grâce à un compromis : quand on s'inscrit en classe préparatoire on est en même temps inscrit dans une université et si au bout d'un trimestre (ou semestre?), la prépa ne nous plait pas, on peut aller en université... Alors quite à essayer pourquoi pas ? Ma détermination s'est confirmée grâce aux journées portes-ouvertes où je suis allée, en entendant la façon dont les professeurs s'exprimaient en parlant de l'enseignement des matières en prépa. "Si vous aimez apprendre, si vous avez soif de connaissance, venez en prépa !", ce sont les mots, sans doûte approximatifs, qui me reviennent.

    Depuis que j'ai été acceptée dans mon futur lycée ("ô combien de joie que j'épprouve en pronononçant ces mots"), je ne suis que trop impatiente (malgré quelques incertitudes encore ...)

Par Merilyce
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 21:53
     Ah ... l'admission en Prépa ... Tout hypokhâgneux est passé par là !
Jusqu'au mois de mars, nous avions à choisir et à classer 6 lycées préparatoires.
J'ai beaucoup hésité pour certaines : en effet il faut prendre en compte deux choses surtout : le niveau de la prépa (si on a des chances d'y être accepté) et l'éloignement du domicile. Pour moi s'ajoutait en plus un autre critère : que le lycée dispense l'option Lettres Classiques en khâgne, ce qui représente la moitié des lycées. Choix divisé par deux, et pas les prépas les plus proches, d'autant plus que je n'aurai pas de logement de proximité.

      J'ai choisi donc les prépas les plus proches et qui faisaient lettres classiques. Une d'un niveau assez élevé, trois d'un niveau élevé mais plus modeste, et deux d'un niveau modeste. J'ai donc eu toutes mes chances car j'avais peur de n'être prise dans aucune prépa ...

     Et puis arriva le 12 juin,tant attendu que j'en ai compté les jours ! Grands espoirs et à la fois peur d'une grosse déception et de n'être acceptée nulle part ... Et de devoir attendre à nouveau !
Je me connecte et surprise .....
J''ai été prise à mon DEUXIEME VOEU ! Je n'aurais jamais pensé être prise du premier coup dans cette prépa que je préférais et où je voulais le plus aller !
Pourtant il restait le premier choix où j'étais sur liste d'attente et où j'avais des chances d'être admise. C'est une prépa d'un niveau assez élevé et qui est assez proche de chez ma grand-mère (vingt minutes à peine). J'ai beaucoup hésité à tenter ce lycée, sachant que si je mettais "Oui mais" et que j'étais prise à la phase suivante d'admission je ne pourrais pas faire marche arrière !
J'ai finalement mis Oui définitif à mon deuxième voeu deux jours après avoir bien réfléchi et ne pas regretter ma décision. La première prépa, malgré sa proximité aurait été d'un niveau trop élevé et je pense que j'aurais eu du mal. Et puis je préfére l'ambiance du deuxième lycée plutôt que celle élitiste quoique sympathique du premier voeu!



      Depuis j'ai hâte d'y être, surtout que j'ai fait un tour vers mon futur lycée et je me suis rendue compte de plusieurs choses :
     - Je suis près de la Bibliothèque François Mitterand, encore plus d'une grande médiathèque
     - Il y a un grand parc très sympathique qui longe le lycée.
     - Le trajet n'est pas si long que je le croyais (même s'il reste quand même long)
     - La mère de mon oncle par alliance (oui ça va loin même si je connais cette personne!) habite à 5 minutes du lycée, je sais donc où aller si j'ai un problème.



Allez, plus que deux mois !
Par Merilyce
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 21:21
Bienvenue sur NéoHypo chers visiteurs !
Dans ce blog je parlerai de ma future année en classe préparatoire littéraire. J'ai d'ailleurs décidé de créer celui-ci après la lecture de plusieurs blogs d'hypokhagneux.


NéoHypo : pourquoi un tel nom ??
?
Ce "néologisme" est un mot en fait ocmposé de néo qui signifie nouveau en grec ancien et de hypo (à prononcer "ipo" ou "upo" pour les héllénistes que ça écorcherait) qui est une abréviation de hypokhâgne.

L'Hypokhâgne : qu'est-ce que c'est ce mot barbare ?
L'hypokhâgne est le surnom de la première année de classe préparatoire littéraire (Lettres supérieures) qui prépare à la classe de Première Supérieure, en vue de passer le concours de l'Ecole Normale Supérieure qui est très selective.
C'est une année intense en travail, où on acquérit beaucoup de connaissances et de méthodes.
Pour ce qui est de l'origine de ce mot, elle est amusante : (je cite)

  •     Napoléon regardait le défile des élèves des grandes écoles nationales, le 14 juillet. Tous avaient fière allure: les élèves de Polytechnique, de Saint Cyr, appartenant à l'armée... Seuls les élèves de l'Ecole Normale Supérieure étaient maigrichons, maladroits, avaient mauvaise mine et ne défilaient pas avec une cadence parfaitement régulière et maîtrisée. Napoléon aurait alors dit: « Mais qui sont donc ces cagneux-là? ». Et, selon la mode hellénisante de l'époque, on a finit par désigner les Normaliens par le nom de KHâgneux (ça devait paraître plus classieux!) et, par extension, les élèves des classes prépa littéraires.
    Source : http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=3883&postdays=0&postorder=asc&start=0

Ce pourquoi je veux entrer en hypokhâgne :
Ce n'est pas spécialement (voire du tout) l'entrée à l'ENS qui me motive mais plutôt pour tout ce qu'on y apprend! J'ai fait plusieurs journées portes ouvertes avant de m'inscrire et elles m'ont encore plus convaincu de m'inscrire en prépa, car le profil décrit par les professeurs me correspondait tout à fait malgré l'énorme masse de travail que nous allons avoir ! Et même si je n'arrive pas toujours à me concentrer et que je suis assez "flemmarde" à certaines heures, j'ai une volonté d'apprendre, et je pense que je pourrai m'adapter.
Il ne reste plus qu'au temps de passer, et l'avenir parlera.
Par Merilyce
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NéoHypo


    Bienvenue sur mon blog, consacré à mon année d'hypokhâgne. J'essaierai de tenir au mieux ce blog et de partager avec vous, hypokhagneux ou pas, mes impressions.

Profil

Pseudonymes : Merilyce, Séléné (déesse de la Lune, attribuée à Artémis), Pegasus
Prénom : Marion
Age : 18 ans
Classe : Terminale Littéraire option Latin.
Centres d'Interêts :  Beaucoup de choses ...
Occupations préférées : Dessiner, créer des costumes, surfer sur le net
Livres préférés : La Nuit des Temps de René Barjavel, L'Ecume des Jours de Boris Vian

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